DOSSIER FRA9 · Entreprendre et travailler
Travailler en France comme étranger : autorisation, visa et emploi
Le parcours complet pour relier offre réelle, autorisation de l’employeur, visa, contrat, salaire, diplôme et arrivée en France.
Comprendre l’essentiel en un regard
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repères: Employeur → autorisation · CDI / CDD · Métiers en tension · Diplômes
Identifier la voie avant la demande
Nationalité, titre détenu et contrat déterminent le responsable et l’ordre des démarches.
Libre circulation
Pas d’autorisation distincte en principe ; identité et formalités d’embauche demeurent.
Contrat → autorisation employeur → visa
Le candidat n’achète pas un permis ; l’employeur dépose si nécessaire.
→03TALENT / AUTRE TITRELe document peut autoriser le travail
Ne confondez pas talent, famille, étudiant, entrepreneur et salariat ordinaire.
→Avant d’accepter
- 01Employeur et SIRET
- 02CDI/CDD et dates
- 03Brut et convention
- 04Responsable de l’autorisation
- 05Diplôme ou droit d’exercice
Questions fréquentes
Comment un citoyen turc peut-il travailler en France ?
Après une offre réelle et un contrat, l’employeur français demande l’autorisation de travail si nécessaire ; après accord, le candidat sollicite le visa long séjour correspondant sur France-Visas. Un statut touristique n’autorise pas l’emploi.
Qui demande l’autorisation de travail ?
Dans la voie salariée ordinaire, l’employeur français ou son mandataire dépose la demande en ligne. Certains visas et titres autorisent déjà le travail : il faut donc vérifier d’abord le document détenu.
Un métier en tension garantit-il le visa ?
Non. La liste régionale peut simplifier le contrôle de la situation de l’emploi, mais contrat, salaire, employeur, qualifications, visa et autres conditions restent examinés séparément.
Un diplôme étranger est-il reconnu en France ?
L’employeur peut l’apprécier dans une profession non réglementée et l’attestation ENIC-NARIC peut aider. Une profession réglementée exige l’accord de l’autorité compétente ; la comparabilité n’est pas un droit d’exercice.
CDI et CDD ont-ils le même visa ?
En général non. Au-delà de trois mois, un CDI ordinaire relève normalement de la mention ‘salarié’ et un CDD de ‘travailleur temporaire’. France-Visas confirme la voie selon durée, poste et profil.
Premier choix : nationalité et titre détenu
Les citoyens de l’Union européenne, de l’EEE et de Suisse peuvent en principe occuper un emploi salarié en France sans autorisation de travail distincte. Pour les autres nationalités, il faut d’abord vérifier si le visa ou le titre de séjour détenu autorise déjà l’activité ; certains titres suffisent, d’autres imposent une demande préalable de l’employeur. Un court séjour touristique ou la possibilité de passer un entretien n’autorise pas à commencer un contrat français. Contrôlez le document exact dans le tableau à jour de Service Public.
Le bon ordre pour un recrutement depuis l’étranger
Pour un candidat non européen résidant hors de France, la voie salariée ordinaire commence par une offre réelle et un contrat. L’employeur français dépose ensuite en ligne la demande d’autorisation de travail ; après accord, le candidat demande le visa correspondant sur France-Visas. Il n’existe pas de procédure officielle où le candidat achète son permis ou reçoit une invitation garantie d’un intermédiaire. Identité de l’employeur, SIRET, lieu, contrat, salaire et décision doivent décrire le même poste.


CDI, CDD et seuil de trois mois
Le contrat à durée indéterminée et le contrat à durée déterminée ne conduisent normalement pas à la même mention migratoire. Pour un emploi ordinaire de plus de trois mois, le CDI relève généralement du long séjour ‘salarié’ et le CDD de ‘travailleur temporaire’. Jusqu’à trois mois, visa de court séjour et éventuelle dispense d’autorisation dépendent de l’activité et se vérifient séparément. Dates, période d’essai, durée hebdomadaire, brut, lieu de travail et convention collective doivent être cohérents dans tout le dossier.
Comment l’autorisation de travail est examinée
L’administration ne regarde pas seulement le diplôme. Elle examine l’inscription du métier sur la liste régionale en tension ou la diffusion préalable de l’offre sans candidat adapté, le respect des obligations par l’employeur, la rémunération au regard du Smic et de la convention, puis l’adéquation entre poste, expérience et qualifications. Une profession réglementée exige aussi la preuve du droit d’exercice. Ces conditions peuvent se cumuler : ni un salaire élevé ni un excellent CV ne garantissent l’accord.
Bien lire la liste des métiers en tension
L’arrêté du 21 mai 2025 fixe, région par région, les métiers en difficulté de recrutement en métropole ; une liste distincte a été publiée pour la Martinique le 9 juin 2026. Un même intitulé peut être retenu dans une région et absent dans une autre. L’inscription peut écarter l’opposition de la situation de l’emploi lors d’une autorisation et joue séparément dans certaines admissions exceptionnelles. Elle ne supprime pas le contrôle du poste, du contrat, du salaire, de l’employeur et du candidat et ne garantit ni emploi, ni visa, ni séjour.
Distinguer comparabilité du diplôme et droit d’exercice
Dans la plupart des professions non réglementées, l’employeur apprécie lui-même le diplôme étranger ; une attestation de comparabilité ENIC-NARIC France peut rendre le niveau plus lisible mais n’est pas une équivalence générale obligatoire. Médecins, infirmiers, architectes et autres professions réglementées relèvent de la reconnaissance ou de l’autorisation de l’autorité compétente. L’attestation ENIC-NARIC ne donne pas le droit d’exercer. Vérifiez d’abord le caractère réglementé, puis utilisez uniquement l’organisme et le paiement officiels.
Recherche d’emploi, CV français et autorisation
Les offres France Travail sont consultables depuis l’étranger ; l’Apec vise de nombreux cadres, EURAXESS la recherche et le portail officiel Welcome to France explique les parcours de talents internationaux. Présentez en une ou deux pages résultats, réalisations chiffrées, langues, diplômes et droit au travail réel. Plutôt qu’un vague ‘sponsorship’, demandez si l’employeur peut déposer une autorisation de travail pour un candidat non européen. Vérifiez domaine de l’entreprise, SIRET, signataire et chaîne d’entretiens avant d’envoyer un passeport.
Lire l’offre d’emploi en sept lignes
L’écrit doit préciser raison sociale et SIRET, fonction et classification, lieu, CDI ou dates du CDD, durée hebdomadaire, fixe brut annuel ou mensuel et convention collective. Prime, treizième mois, titres-restaurant, transport, télétravail et essai se comparent séparément. Une rémunération sous le Smic 2026 ou le minimum de branche fragilise aussi l’autorisation. Écartez tout intermédiaire demandant un virement personnel pour un logement, un compte bancaire, un poste garanti ou une décision administrative.
Les trois premiers mois après l’arrivée
Lorsque le visa long séjour vaut titre de séjour, le VLS-TS doit être validé en ligne et la taxe réglée dans les trois mois suivant l’arrivée. Avant l’embauche, l’employeur contrôle le droit au travail et l’authenticité du document ; le salarié conserve contrat, bulletins, justificatif d’adresse et échanges de sécurité sociale. Numéro de sécurité sociale ou compte bancaire peuvent prendre du temps mais ne remplacent pas l’autorisation. Vérifiez que limites d’employeur, de métier et de zone correspondent toujours au poste réel.
Changer d’employeur, fin de contrat et renouvellement
Le droit au travail n’est pas toujours personnel et illimité : l’autorisation ou le titre peut être lié à un employeur, un métier ou une zone. Avant un changement, vérifiez auprès de l’ANEF, de Service Public ou de l’autorité compétente si le nouvel employeur doit obtenir une nouvelle autorisation. Fin de CDD, rupture d’essai ou chômage ne prolongent pas automatiquement le séjour aux mêmes conditions. Ouvrez le calendrier de renouvellement avant l’échéance et gardez contrats, décisions, bulletins et inscriptions France Travail.




