
FRA9 · 04/09/2026 · Numérique et intelligence artificielle
Osez l’IA 2026 : diagnostic, coût et accompagnement des PME
Le plan passe de la sensibilisation au déploiement : qui peut demander le Diag Data IA, ce qu’il coûte, ce qu’il livre et ce qu’il ne finance pas.
Le plan passe de la sensibilisation au déploiement : qui peut demander le Diag Data IA, ce qu’il coûte, ce qu’il livre et ce qu’il ne finance pas.
Le bilan publié le 3 septembre
Un an après le lancement d’Osez l’IA, le ministère de l’Économie annonce plus de 35 000 entreprises sensibilisées, 615 Ambassadeurs IA dans 20 régions et collectivités et 13 secteurs couverts. Le catalogue national compte 88 fournisseurs de solutions adaptés aux PME et ETI; la plateforme Accélérez avec l’IA réunit 54 cas d’usage. Ces chiffres décrivent une offre d’accompagnement, pas 35 000 subventions ni 35 000 projets déjà déployés.
Qui peut demander le Diag Data IA
L’offre actuelle vise les PME et ETI de 10 à 2 000 salariés immatriculées en France au registre du commerce et des sociétés au moment de la demande. Elle convient à une entreprise qui possède déjà des processus et des données à examiner, mais qui doit choisir un premier cas d’usage crédible. Une microentreprise sans dix salariés, un porteur au stade de l’idée ou une structure non immatriculée doit plutôt commencer par France Num, sa CCI, un Ambassadeur IA ou un autre guichet adapté.

Le coût réel : 6 000 € HT pour l’entreprise
Le diagnostic représente huit jours-hommes de conseil. France 2030 prend en charge 40 % du coût de 10 000 € HT, laissant 6 000 € HT à payer par l’entreprise bénéficiaire. Il ne s’agit donc ni d’une aide en espèces ni d’un remboursement libre de logiciels, de serveurs ou de salaires. L’entreprise achète une prestation cadrée auprès d’un expert sélectionné par Bpifrance; elle doit prévoir la TVA, le temps des équipes internes et le budget éventuel de mise en œuvre après le diagnostic.
Ce que les huit jours doivent produire
L’expert dresse l’état des lieux technique et opérationnel, identifie des cas d’usage, aide à les prioriser, estime coûts, retour potentiel et impacts organisationnels, puis construit un plan d’action. Avant le démarrage, préparez un responsable interne, la cartographie des processus, les sources de données, les irritants métier, les contraintes RGPD et sécurité, ainsi que quelques indicateurs de référence. Sans accès aux équipes et aux données, le livrable risque de rester général.
De 70 diagnostics engagés à un objectif de 1 000
Le communiqué du 3 septembre indique que 70 diagnostics du format actuel sont déjà engagés et annonce le déploiement de 1 000 Diagnostics Data IA dans la nouvelle étape du plan. La fiche France Num précise parallèlement que 2 000 accompagnements sont cofinancés sur 2026–2027 et que des formats antérieurs ont déjà bénéficié à plus de 1 200 entreprises. Ces périmètres ne doivent pas être additionnés comme une seule cohorte; vérifiez la disponibilité sur la plateforme Bpifrance au moment de la demande.
Les autres portes d’entrée du plan
Une entreprise qui n’est pas prête pour un diagnostic payant peut utiliser l’autodiagnostic IA en ligne, les formations gratuites, un Café IA, l’accompagnement de sa CCI, les Activateurs France Num ou les Ambassadeurs IA locaux. Les entreprises plus avancées peuvent regarder les Accélérateurs IA de dix-huit mois, cofinancés à 46 %, ainsi que les aides régionales et les pôles européens d’innovation numérique. L’accompagnement prépare la décision; il ne remplace pas un budget produit, une subvention R&D ou un investissement.
La demande en cinq vérifications
Confirmez d’abord l’effectif de 10 à 2 000 salariés et l’immatriculation française, puis désignez un sponsor de direction. Listez deux ou trois problèmes métier chiffrés, vérifiez que les données peuvent être utilisées légalement et réservez 6 000 € HT plus les ressources internes. Déposez ensuite la demande sur la plateforme Diag Data IA de Bpifrance ou contactez votre chargé d’affaires. Ne signez pas une mise en œuvre technologique avant d’avoir comparé le plan d’action, les coûts récurrents, la sécurité et les aides réellement cumulables.

